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Femmes d'exception

20 Femmes remarquables sur ce qu'elles auraient aimé savoir à 20 ans

Dans le sens des aiguilles d'une montre en partant du haut à gauche : Isabel Marant, Janet Mock, Emilia Wickstead, Margaret Atwood, Dr. Barbara Sturm, Jane Fonda, Chimamanda Ngozi Adichie, Donatella Versace.

Pour célébrer les 20 ans de Net-A-Porter, PORTER a demandé à ces 20 femmes remarquables (des créatrices, des auteures, des artistes, des business women et des activistes) de partager quelques paroles de sagesse qu’elles auraient aimé entendre à 20 ans.

Jane Fonda, actrice et activiste

« Je me dirais que “Non” est une phrase complète. À 20 ans j’étais une vraie passoire. Je voulais désespérément être aimée, donc peu importe ce qu’on me demandait, je le faisais. Je pensais que mon rôle était de faire plaisir. J’avais environ 60 ans quand j’ai réalisé que “Non” était une phrase complète. C’est comme si, pendant 60 ans, j’avais été dans une barque sans rames, et portée par le courant sans avoir été capable de contrôler la direction où je voulais aller, où je devais aller. Et petit à petit, grâce à la vie et à la thérapie, aux études et aux amis que j’ai choisis et qui m’ont choisie, j’ai commencé à comprendre l’importance d’avoir des rames. Vous pouvez mettre les rames dans l’eau, et diriger votre barque vous-même. »

Jane Fonda, 20 ans, 1957

Margaret Atwood (gauche) et Janet Mock.

Margaret Atwood, auteure

« Avoir 20 ans n’est facile pour personne. Est-ce que vous allez parvenir à quoi que ce soit, rencontrer quelqu’un, avoir un boulot ? Pour une auteure, il y a encore plus d’incertitudes : dans les années 60, au Canada, peu d’écrivains parvenaient à vivre de leur métier, et tout le monde pensait que les femmes écrivains étaient folles à lier et condamnées à rester célibataires. Mon conseil : les temps changent, ainsi que les attitudes. Tu peux contribuer à les changer. Ce n’est pas une tâche facile. Il y aura des embûches et des rejets. Et quand les choses se passeront bien, ne sois pas trop sûre de toi, l’excès de confiance en soi peut jouer des tours. Oh, et une dernière chose qui concerne les vêtements : choisis du rose plutôt que du noir, ajoute un foulard coloré. C’est tout ce dont tu as besoin. »

Janet Mock, auteure

« Je me dirais : tu as raison. Absolument rien ne cloche chez toi. Tu mérites tout ce que tu as. Ta vision du futur est réelle et vaut le coup d’être poursuivie. Ne laisse pas le manque d’imagination des autres, leurs attentes ou leurs projections déformées entraver ta route. Ne te laisse pas distraire par leur bruit, ni par les pensées négatives qui disent que « Tu ne peux pas », que « C’est impossible » ou qui te demandent « Qui es-tu pour penser que tu peux réussir ? ». Tu sais très bien qui tu es, tu sais très bien où tu vas donc continue à bien travailler. Oh, et arrête d’attendre qu’il t’envoie un message. Il ne sera pas sur ton chemin bien longtemps. »

Gillian Anderson, actrice

« Ne t’inquiète pas de ce que tout le monde pense de toi. Ton opinion est la seule qui compte ! Avoir confiance en toi est radical, vital et essentiel pour ton bien-être, et ce jusqu’à ton dernier souffle.

Je suis allée au lycée dans une petite ville du Michigan où il n’y avait pas de section théâtre. Il y avait un concours de théâtre entre toutes les écoles de la ville et je voulais y participer même si nous n’avions pas de pièce de théâtre à présenter. La nuit précédant la performance, mon petit copain de l’époque a jugé que ce serait une bonne idée de mettre de la colle dans les serrures de l’école pour que personne ne puisse entrer. Au lieu de m’y opposer, parce que c’était mal et que j’avais une représentation le lendemain, j’ai accepté. J’avais peur de passer pour une faible ou une rabat-joie. Nous nous sommes fait pourchasser par la sécurité, et au final c’est moi qui me suis fait prendre parce que j’ai marché sur un clou. On m’a emmenée au poste de police où j’ai dû appeler mes parents pour qu’ils viennent me chercher. Le lendemain je suis allée jouer avec une cuite et un trou dans le pied.

À présent j’arrive mieux à me détacher de ce que les gens pensent de moi, mais je pense que si j’étais parvenue plus tôt à prendre des habitudes plus saines, ça aurait été plus facile de retrouver mon chemin les fois où je m’en suis détournée. À propos, croyez-le ou non, mais nous avons remporté le concours de théâtre. »

Misty Copeland, danseuse étoile

« Ce n’est que le début. Tu vas y arriver. Tu vas devenir membre de l’American Ballet Theatre. Une femme noire. La route va être longue. Tu vas travailler dur, mais tu apprendras à être indulgente envers toi-même. Tu es humaine. Tu as des défauts. Et ce n’est pas grave. La perfection est une poursuite mais pas la réalité. Et surtout, profite de tout ce qui est à venir et sache que ta voix pourra retentir bien au-delà de la scène. Ton histoire et ta présence dans le corps de ballet offriront la possibilité à d’autres de réaliser que des portes qu’elles pensaient fermées sont ouvertes. Tu entreras dans l’Histoire quand tu obtiendras un premier rôle dans l’un des spectacles de l’American Ballet Theatre et tous célèbreront cela avec toi. Et rappelle-toi que tous ceux qui te diront que tu ne ressembles pas à une ballerine n’y connaissent rien, et les jours où tu auras des doutes il faut que ton esprit positif soit le plus fort. Tu as un but et ta place au sein du ballet classique, repenses-y à chaque fois que tu obtiendras un rôle qu’auparavant aucune femme noire n’avait obtenu. Tu as travaillé très dur pour obtenir tout ce que tu as obtenu. Et peu importe ce qu’il arrive, ta présence sur scène fera la différence. »

Gillian Anderson.

Bernardine Evaristo, auteure

« Mon moi de 20 ans n’avais aucune idée d’à quel point elle allait changer, et de toutes les expériences qu’elle allait faire au cours de sa vie, ni qu’elle garderait cet esprit rebelle et créatif. Je lui dirais de développer consciemment cette attitude positive le plus tôt possible, car cela lui permettrait de se sortir de situations difficiles et de se perfectionner, d’atteindre ses objectifs et de ressentir plus d’empathie envers les autres êtres humains, ce qui est important pour une auteure qui doit comprendre et ne pas juger ses créations de fiction. »

Bernardine Evaristo, 20 ans

Emilia Wickstead (gauche) et Isabel Marant.

Emilia Wickstead, designer

« Mon conseil à mon moi de 20 ans serait “Suis ta passion, tu fais les choses bien.” À 20 ans, j’étais en première année à la Central Saint Martins. J’étais pleine d’énergie et je me sentais fière et enthousiaste d’être là-bas, mais aussi anxieuse. Il est facile de douter de vos choix quand vous êtes jeune : les possibilités et les opportunités sont infinies, mais vous êtes en train d’apprendre et vous n’avez pas toutes les réponses. En vieillissant, vous apprenez que vous n’aurez jamais toutes les réponses ! Mais suivre le chemin de vos passions vous mènera toujours au bon endroit. Cela vous poussera à faire les sacrifices nécessaires, à travailler plus dur et à apprendre plus vite. Mais rappelez-vous de ralentir et d’apprécier le moment présent aussi. J’ai toujours été une rêveuse, une travailleuse et une personne très impatiente. Je le suis toujours. J’avais de grandes idées sur ce que je voulais accomplir, à un certain âge. Je ne réalise que maintenant à 36 ans que je n’ai jamais eu le temps, ou que je n’ai pas pris le temps, de ralentir quand il aurait fallu. Il est facile de se laisser entraîner quand on suit son cœur, mais apprécier l’instant présent est une part importante du voyage. »

Isabel Marant, créatrice

« Je ne me sentais pas sûre de moi quand j’avais 20 ans, je ne m’aimais pas beaucoup. Je n’avais pas confiance, mais je pense que c’est assez normal à cet âge. Je me maquillais trop, pour paraître plus âgée, c’était une façon de me cacher. La vingtaine est une période où vous vous cherchez et où vous pouvez jouer avec votre look. Et c’est ce que vous devez faire : trouver qui vous êtes et gagner en confiance. »

Barbara Sturm, fondatrice d’une marque de produits de beauté

« Ne perds pas trop de temps à t’inquiéter pour des choses que tu ne peux pas changer. Va de l’avant et souris, parce que tout cela ne compte pas dans le grand schéma des choses. J’ai toujours voulu contenter tout le monde mais ça n’a pas toujours été possible, ou ce n’était pas la bonne chose à faire. Mais au lieu de s’inquiéter, il vaut mieux investir cette énergie dans autre chose. La vie est un courant, et en vieillissant vous gagnez en sagesse et en connaissance de vous-même, ce qui vous rend plus forte et plus persévérante. »

Barbara Sturm, 20 ans

Ava DuVernay, réalisatrice

« À 20 and j’étudiais à UCLA et j’étais très ambitieuse, déterminée à réussir, peu importe ce que cela signifiait pour moi à l’époque : travailler dans un bureau, acheter une maison, prendre soin de moi et de ma famille. J’essayais de tout contrôler, de cocher des cases et de résoudre des problèmes, en réagissant à des choses plutôt qu’en en tirant des leçons. Je n’ai appris que ces dernières années que les mauvaises choses arrivent pour vous, et non pas contre vous. Comprendre cela m’a beaucoup aidée et j’aurais aimé le savoir bien avant. »

Gucci Westman, maquilleuse

« N’aie jamais peur de t’aventurer hors de ta zone de confort. Si tu n’essaies pas, tu ne sauras jamais ce que cette opportunité aurait pu t’apporter. Et par-dessus tout, sois toujours fidèle à toi-même. Tu feras face à des challenges, ça va être difficile et tu vas devoir batailler. Mais n’abandonne pas. Parce que quand ça va marcher, ce sera magique. »

Ava DuVernay

Tata Harper, fondatrice d’une marque de beauté

« Je dirais à mon moi de 20 ans de ne pas prendre les amours de jeunesse trop au sérieux. De faire ses propres expériences sans se laisser guider par les attentes de quelqu’un d’autre. Rappelle, remercie pour les belles fleurs, va à des rendez-vous, fais des voyages. Tu ne peux jamais savoir où tes aventures vont te mener. Ce temps, tu ne pourras jamais le rattraper. Lance-toi et ne laisse personne te retenir. Et le plus important : amuse-toi ! »

Tata Harper, 20 ans

Charlotte Tilbury (gauche) et Donatella Versace.

Charlotte Tilbury, maquilleuse

« Mon conseil à mon moi de 20 ans serait de rêver en grand et de transformer chaque “non” en un “oui” ! Je me souviens que quand j’ai commencé dans la vie active, j’ai reçu une lettre d’une journaliste beauté qui me disait : “Montre-leur Charlotte. Je sais que tu deviendras une vraie star.” Ça m’a encouragée à poursuivre mes rêves pendant les périodes difficiles et m’a donné la motivation de poursuivre quand je cherchais un travail et que je bataillais. Ça m’a permis de réaliser que je croyais en moi. C’est aussi pour cela que vous trouverez une étoile dessinée à la main sur mes produits, en rappel qu’il est important de poursuivre ses rêves. »

Donatella Versace, créatrice

« À 20 ans, la vie est pleine de possibilités, et peut-être même de celles dont vous n’oseriez pas rêver. Je me dirais que j’allais avoir une vie incroyable, remplie d’amour mais aussi de son lot de chagrins. Que j’allais tout partager avec deux enfants merveilleux et une famille qui m’aimait, et qui allait remplir les manques dans ma vie laissés par d’autres personnes. Que de regarder en arrière n’apporte rien de bon et que le meilleur restait à venir. Que j’étais une survivante, et que pour cette raison j’allais ressentir des connexions fortes avec les gens, en particulier avec ceux qui souffraient et qui étaient maltraités. Qu’aucun de mes idéaux n’allait changer : que j’allais combattre le système pour faire de ce monde un monde meilleur, ou toutes les personnes seraient libres d’être qui elles veulent. »

Zainab Salbi, activiste

« Oh, j’aurais aimé que mon moi de 20 ans sache à quel point elle est belle. Que sa beauté vient de son cœur généreux et de son âme lumineuse. J’aurais aimé qu’elle s’approprie sa beauté sans pour autant y mettre trop d’énergie, c’est-à-dire sans l’ignorer mais sans la poursuivre non plus. La beauté est tout autour de nous pour être célébrée, honorée, respectée, dans la grâce et la bonté, qui peut seulement être offerte par la belle femme que tu es. »

Zainab Salbi, 20 ans

Alison Loehnis, présidente de NET-A-PORTER et Mr PORTER

« Tu es plus jeune que ce que tu penses. Tu ne te sentiras jamais adulte. Ne sous-estime jamais le pouvoir d’un sourire. Tu ne regretteras jamais le temps passé avec tes amis et ta famille. Voyage, voyage, voyage ! Les notes ne comptent pas, le travail si. Suit ton instinct, il ne te fera jamais défaut. Ce qui ne te tue pas te rend plus forte. Vraiment. Ton amour de la mode s’avérera utile. »

Róisín Murphy, chanteuse et parolière

« La personne que j’étais à 20 ans était la plus instinctive. J’ai signé avec un label de musique quand j’avais 20 ans, donc je me dirais que suivre mes tripes et me laisser porter était la bonne chose à faire ; simplement, je me conseillerais de me débarrasser de cette anxiété que je ne méritais pas, parce que je n’allais pas être capable de la gérer. Je me dirais que ça va s’arranger. C’est difficile d’imaginer combien d’amis vous allez avoir à 40 ans, et combien votre vie sera belle. »

Alison Loehnis
Chimamanda Ngozi Adichie (gauche) et Maria Balshaw.

Chimamanda Ngozi Adichie, auteure

« J’avais confiance en moi quand j’avais 20 ans, et j’étais déterminée à poursuivre ma passion : l’écriture. Mais j’ai toujours pensé qu’une meilleure version de moi-même existait quelque part. Que qui je n’étais pas assez bien. Surtout physiquement. Je pensais par exemple que mon ventre était trop gros, mes jambes pas assez droites, et que même mes orteils n’étaient pas assez bien, je les trouvais trapus. À mon âge (41 ans), quand je regarde des photos de moi à 20 ans, je n’arrive pas à croire que j’ai perdu tout ce temps à penser que je n’étais pas assez bien. Non seulement il n’y avait rien qui clochait chez moi, mais en plus j’avais plutôt un beau corps. »

Maria Balshaw, directrice de la Tate

« J’aurais aimé que quelqu’un me dise à quel point tout est mieux à 50 ans qu’à 20 ans. Les choses qui m’ont apporté le plus de bonheur sont des choses qui sont venues avec l’expérience. La joie de voir mes enfants devenir des adultes incroyables, les amitiés qui durent des années, le bonheur de faire pousser son jardin, le délice d’avoir un conjoint sur le long-terme. Ça aurait aussi été pas mal que quelqu’un me dise que j’allais diriger la Tate un jour, comme ça j’y serais allée quand j’avais 20 ans. Mais je pense que je ne l’aurais pas cru. »

Simone Rocha, créatrice

« J’étais en première année de master à la Central Saint Martins. Je me dirais d’écouter, de rester concentrée et de contribuer. Et d’aller à la bibliothèque plus souvent. Je procrastinais beaucoup et j’étais trop intéressée par ma vie sociale. Je sortais à Soho, je vivais à Londres pour la première fois. Peut-être qu’alors j’aurais eu moins de soucis à l’école. »

Simone Rocha, 20 ans