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L'art du style

Coulisses d’une marque : Elizabeth and James

Mary-Kate (à gauche) et Ashley Olsen avec le mannequin Sara Blomqvist, chacune en Elizabeth and James PE17 sur tout le shooting ; sandales (cette page) The Row.

Les créatrices d’ELIZABETH AND JAMES réinventent le « néo-luxe » – des pièces à la coupe impeccable, simples et intemporelles, belles et agréables à porter. Par EMMA SELLS.

Photographe Michael SchwartzRéalisation Sofia Catania
Mode

Dans la mode, la route du succès est jalonnée de marques restées sur le bas-côté ; autant dire que pour avoir une longueur d’avance avec non pas un, mais deux labels, le talent est de rigueur – qui plus est lorsque l’on vient d’un tout autre milieu. C’est ce qu’ont brillamment entrepris depuis plus de dix ans Ashley et Mary-Kate Olsen, anciennes actrices et icônes fashion. Directrices artistiques de la griffe luxueuse au style épuré, The Row, et du label lifestyle contemporain, Elizabeth and James, elles ont gagné au passage le respect de l’industrie de la mode. Et c’est peu de le dire.

Mais aujourd’hui, c’est d’Elizabeth and James dont nous parlons, ici, dans les bureaux de la marque à New York. Ashley et Mary-Kate, 30 ans, sont plus à l’aise en interview que pour poser : si elles sont habituées à être photographiées, elles évitent l’exercice, s’y soumettant une ou deux fois par an seulement. « On est plus souvent derrière l’objectif à s’occuper de tout. De nos jours, c’est plus difficile de faire des shootings, dit Mary-Kate. C’est pour ça qu’on a des mannequins. »

Pour les deux créatrices, la priorité reste le travail, avec un emploi du temps minuté. Elles alternent leurs journées entre ce bureau et celui, quelques étages plus bas, qui abrite The Row, en se concentrant discrètement sur leurs marques – tant et si bien qu’il est fort possible que vous ayez déjà acheté des pièces de l’un ou l’autre label sans savoir qui se cache derrière.

L’idée de lancer Elizabeth and James est née du besoin d’une marque contemporaine sur un marché – aujourd’hui saturé – mais offrant à l’époque bien peu d’options. « Pour nous, cette griffe c’est le nouveau luxe, explique Mary-Kate. Elle donne accès à un prêt-à-porter mode dans de beaux tissus et de super coupes à un prix plus accessible. »

Robe Elizabeth and James.
Vêtements Elizabeth and James ; chaussures The Row.
Cette griffe est le nouveau luxe et donne accès à de beaux tissus à un prix plus raisonnable

L’an dernier, après huit années de collaboration avec le fabricant Jaya Apparel Group basé à New-York, elles ont repris la production de la marque. C’est un nouveau départ qui part de leur ambition de faire du label une destination de choix pour des pièces bien spécifiques, comme une robe polyvalente ou un blazer oversize.

« Nous nous adressons à la fois à la mère et à la fille. Notre vestiaire est confortable et sexy, masculin et féminin – c’est un juste équilibre », dit Mary-Kate. La collection printemps-été 2017 mélange chemisiers à rayures, pantalons loose et robes volantées romantiques ou plus ajustées – tout ce dont on peut avoir besoin.

Non contentes d’avoir repensé l’ADN du style d’Elizabeth and James, elles ont aussi revu leur stratégie. Ces 12 derniers mois, une centaine de nouveaux stockistes ont été ajoutés à leur liste, une ligne de cosmétiques, Elizabeth and James Nirvana, a été lancée avec Sephora, et la première boutique de la marque, dont elles ont supervisé la décoration, a ouvert ses portes dans un endroit sublime à L.A. Preuve encore de leur éthique de travail. « J’ai toujours travaillé, dit Ashley. Partir en vacances n’est pas une évidence pour moi. »

Sa sœur, mariée à Olivier Sarkozy depuis 2015, explique qu’elles arrivent à bien s’organiser. « Pour nous, [travailler dur] est quelque chose de naturel. Nous savons prendre des décisions rapidement. Et puis j’ai un mari, ses deux enfants et ma vie ; il faut rentrer à la maison et préparer à dîner. Je cours le week-end. Savoir ce qui fait du bien est primordial. Sans ça, c’est le burn out garanti et on perd en productivité. »

Notre vestiaire est confortable et sexy, masculin et féminin. C’est le juste équilibre selon nous
Boucles d’oreilles Elizabeth and James.
Robe Elizabeth and James ; sandales Ancient Greek Sandals.

Pour rappel, le chemin qui a mené le duo au stylisme n’a pas été le même que celui des autres créateurs. Les jumelles ont décroché le rôle de Michelle Tanner dans la série américaine culte La Fête à la maison à l’âge de 6 mois, apprenant tout au long de ces années d’essayage tout ce qu’il faut savoir sur la coupe et les proportions d’un vêtement.« On en a fait tellement, dit Ashley. Deux essayages par semaine pendant 15 ans. » Cela les a aidées dans leurs choix vestimentaires. « Plus jeunes, être dans les médias faisait partie du job d’une certaine manière – à cette époque, on lançait des tendances, raconte Mary-Kate. On prenait des pièces pour les adultes qu’on transformait pour nous aller. Je crois qu’on a compris très tôt ce qui fait le succès d’une coupe. »

Tout est dans le détail pour les sœurs Olsen. Elles essaient tout et encouragent leur équipe à faire de même de façon à sentir si une pièce tombe comme il faut, si elle peut être portée de différentes manières, si on peut l’utiliser pour une silhouette habillée ou casual, plutôt qu’un modèle à ne sortir qu’occasionnellement.

Mary-Kate fait remarquer que « ce pantalon que j’ai choisi… Il n’est toujours pas froissé. Ça veut dire qu’on pourra réutiliser ce tissu. C’est très bon à savoir. »

Pull et pantalon Elizabeth and James ; sandales Ancient Greek Sandals.
Notre but est d’aider les femmes à se sentir en accord avec leur propre style. Les vêtements permettent de varier les plaisirs

Le style personnel des jumelles est souvent scruté au microscope, mais ce genre d’attention n’est pas une chose à laquelle elles pensent. « Puisqu’on ne fait pas partie [des réseaux sociaux], qu’on n’a pas de compte Facebook ou Instagram, explique Ashley, on est connectée avec nos clientes et nos fans différemment. On pourrait dire que c’est une sorte de protection. »

Mais leurs goûts, évidemment, influencent le vestiaire qu’elles créent et la façon dont elles mixent les pièces et dont elles les imaginent. Coupes oversize et jeux de superpositions, associer un pantalon boyish à des talons ou nouer un pull à la taille sur une robe : rien ne les effraie. Et rien de plus naturel pour elles que d’apporter une touche grunge aux silhouettes les plus délicates de leur collection à coups de ceintures et de bottines imposantes (elles ne jurent que par les Dr. Martens en ce moment), ou d’enfiler un pantalon slim ou un legging sous une robe ajustée. Et surtout, loin d’elles l’idée de vouloir imposer leur esthétique ; l’interprétation d’une pièce incombe à la personne qui l’a choisie et qui ainsi se l’appropriera selon son humeur.

« Notre but est d’aider les femmes à se sentir en accord avec leur propre style, dit Mary-Kate. On a toutes envie de changer de parfum ou de coiffure, d’être à plat ou sur des talons. L’idée est de varier les plaisirs. Et les vêtements permettent ça. »

Les personnes mentionnées dans cet article ne sont pas associées à NET-A-PORTER et n’en assurent pas la promotion, ni celle des produits présentés.